Maladies chroniques,  spondylarthrite ankylosante

Les idées reçues sur la spondylarthrite ankylosante

La spondylarthrite ankylosante, une maladie méconnue et victime de préjugés

La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire chronique qui touche principalement la colonne vertébrale et les articulations sacro-iliaques. Malgré sa prévalence (environ 0,5 % de la population française), cette pathologie reste méconnue et fait l’objet de nombreuses idées reçues.

Idée reçue n°1 : Elle ne concerne que les personnes âgées

Faux. La spondylarthrite ankylosante débute généralement entre 20 et 30 ans, et peut même toucher des enfants et des adolescents. Bien qu’elle puisse évoluer avec l’âge, il ne s’agit pas d’une maladie liée au vieillissement.

Idée reçue n°2 : Les douleurs articulaires sont uniquement dues à l’arthrose

Faux. Les douleurs articulaires peuvent avoir de nombreuses causes, dont l’arthrose fait partie. Cependant, la spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire, et non dégénérative comme l’arthrose. Les douleurs ressenties dans la spondylarthrite ankylosante sont donc d’une autre nature et nécessitent une prise en charge spécifique. En cas de doute, il est important de consulter un médecin généraliste qui vous adressera vers un rhumatologue.

Idée reçue n°3 : c’est une maladie rare

Faux. La spondylarthrite ankylosante est une maladie relativement fréquente, touchant environ 0,5 % de la population française. Elle fait partie des rhumatismes inflammatoires chroniques et représente la deuxième cause de rhumatisme inflammatoire après la polyarthrite rhumatoïde.

Idée reçue n°4 : Il n’existe aucun traitement

Faux. Bien qu’il n’existe pas de traitement curatif pour la spondylarthrite ankylosante. Différentes options thérapeutiques permettent de soulager les symptômes et de ralentir la progression de la maladie.

Parmi ces traitements, on trouve les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les anti-TNF alpha, les inhibiteurs de l’interleukine 17/23 et les traitements de fond comme le méthotrexate ou la sulfasalazine.

Idée reçue n°5 : La spondylarthrite ankylosante est une maladie invalidante et empêche de mener une vie normale

Faux. Si la spondylarthrite ankylosante peut avoir un impact sur la qualité de vie des patients. Il est nécessaire d’avoir une prise en charge adaptée et un suivi médical régulier qui permettent de limiter les répercussions de la maladie sur les activités quotidiennes.

Adapter son mode de vie (activité physique régulière, alimentation équilibrée, gestion du stress) contribue à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes.

Idée reçue n°6 : La spondylarthrite ankylosante est héréditaire et se transmet systématiquement aux enfants

Faux. Bien qu’il existe une prédisposition génétique à la spondylarthrite ankylosante (notamment liée au gène HLA-B27), la transmission de la maladie n’est pas systématique. Ainsi, le fait d’avoir un parent atteint de spondylarthrite ankylosante n’implique pas forcément que les enfants développeront la maladie.

Informer et sensibiliser pour mieux vivre avec

Démêler le vrai du faux concernant les idées reçues sur la spondylarthrite ankylosante est essentiel pour mieux comprendre cette maladie et accompagner les personnes qui en souffrent. Une information fiable et une sensibilisation accrue permettent d’améliorer la prise en charge et la qualité de vie des patients atteints de spondylarthrite ankylosante.

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Rédactrice Santé Doctoome.com