
Recommandations vaccinales 2026 : calendrier et vaccins à jour
Article rédigé par l’équipe éditoriale Doctoome · Dernière mise à jour le 2 septembre 2026
Carnet de vaccination égaré, doute sur un rappel oublié, nouveau-né à protéger ou voyage à l’étranger en vue ? Les questions autour de la vaccination concernent tous les âges de la vie. En 2026, le calendrier vaccinal français évolue pour mieux protéger chacun contre des maladies potentiellement graves.
La vaccination consiste à stimuler les défenses naturelles de l’organisme pour le préparer à combattre des infections spécifiques. Certains vaccins sont obligatoires dès la petite enfance, d’autres recommandés selon l’âge, l’état de santé ou les situations particulières. Comprendre ces recommandations permet de protéger sa santé et celle de son entourage.
Cet article détaille le calendrier vaccinal 2026 par tranche d’âge, explique la différence entre obligations et recommandations, présente les situations nécessitant des vaccinations spécifiques, et répond aux questions pratiques les plus fréquentes sur le rattrapage, le remboursement et les effets secondaires.
Le calendrier vaccinal 2026 : comprendre les obligations et recommandations
Vaccins obligatoires et vaccins recommandés : quelle différence ?
En France, 11 vaccins sont obligatoires pour tous les enfants nés depuis 2018. Cette obligation concerne la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae b, l’hépatite B, le pneumocoque, le méningocoque C, la rougeole, les oreillons et la rubéole.
Ces vaccinations conditionnent l’entrée en collectivité, que ce soit en crèche ou à l’école. Les parents doivent fournir un justificatif attestant que l’enfant a reçu les injections prévues pour son âge.
Au-delà de ces obligations, d’autres vaccins sont fortement recommandés selon l’âge et les situations individuelles. La recommandation s’appuie sur le bénéfice sanitaire collectif et individuel, sans caractère légalement contraignant. Le calendrier vaccinal officiel, actualisé chaque année par les autorités de santé, intègre ces deux niveaux.
Les principes de la vaccination : primovaccination et rappels
La primovaccination désigne les premières injections nécessaires pour établir une protection immunitaire de base. Elle se déroule généralement dans la petite enfance, selon un schéma précis qui définit le nombre de doses et les intervalles entre injections.
Cette phase initiale permet au système immunitaire de reconnaître l’agent infectieux et de préparer sa réponse. Selon les vaccins, la primovaccination peut nécessiter une, deux ou trois doses espacées de plusieurs semaines ou mois.
Les rappels sont des injections ultérieures destinées à maintenir ou renforcer l’immunité dans le temps. Certains vaccins nécessitent des rappels réguliers tout au long de la vie, comme le tétanos, la diphtérie et la poliomyélite.
Chez l’adulte, ces rappels sont recommandés tous les vingt ans jusqu’à 65 ans, puis tous les dix ans. D’autres vaccins ne nécessitent qu’une seule dose de rappel à l’adolescence ou à l’âge adulte pour garantir une protection durable.
Vaccins vivants atténués, inactivés et à ARN messager : ce qu’il faut savoir
- Vaccins vivants atténués : contiennent des agents infectieux affaiblis qui ne peuvent plus provoquer la maladie mais stimulent efficacement le système immunitaire. Les vaccins contre la rougeole, les oreillons et la rubéole appartiennent à cette catégorie. Ils sont contre-indiqués chez les personnes immunodéprimées et les femmes enceintes
- Vaccins inactivés : contiennent des agents tués ou des fragments d’agents infectieux. Ils concernent notamment la coqueluche, l’hépatite B et la grippe injectable. Ces vaccins peuvent être utilisés chez la plupart des populations, y compris les personnes fragiles
- Vaccins à ARN messager : technologie récente utilisée notamment pour certains vaccins contre la COVID-19. Ils délivrent des instructions temporaires aux cellules pour produire une réponse immunitaire sans introduire d’agent infectieux
- Vaccins conjugués : renforcent la réponse immunitaire contre certaines bactéries en associant un fragment bactérien à une protéine porteuse. Ils sont particulièrement efficaces contre le pneumocoque et le méningocoque
Vaccinations recommandées par âge et situation de vie
Nourrissons et enfants (0-18 ans) : le calendrier de base
Le calendrier vaccinal 2026 pour les enfants suit un rythme précis qui débute dès les premiers mois de vie. Respecter ces échéances permet d’assurer une protection optimale aux moments où l’enfant est le plus vulnérable.
- 2 mois : première dose du vaccin hexavalent protégeant contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae b et l’hépatite B. Première dose du vaccin contre le pneumocoque
- 4 mois : deuxième dose du vaccin hexavalent et du vaccin contre le pneumocoque. Première dose du vaccin contre le méningocoque C
- 11 mois : troisième dose du vaccin hexavalent et du vaccin contre le pneumocoque. Deuxième dose du vaccin contre le méningocoque C
- 12 mois : première dose du vaccin ROR protégeant contre la rougeole, les oreillons et la rubéole
- 16-18 mois : deuxième dose du vaccin ROR pour garantir une immunité complète
- 6 ans : rappel diphtérie, tétanos, poliomyélite et coqueluche
- 11-13 ans : rappel diphtérie, tétanos, poliomyélite et coqueluche. Vaccination contre le papillomavirus humain en deux doses espacées
- 14 ans : vaccination contre le méningocoque ACWY en dose unique si elle n’a pas été réalisée précédemment
Adultes et seniors : maintenir la protection
Chez l’adulte, les rappels diphtérie-tétanos-poliomyélite restent indispensables tous les vingt ans jusqu’à 65 ans, puis tous les dix ans. Ces maladies peuvent survenir à tout âge et le tétanos, notamment, reste mortel en l’absence de vaccination.
Un rappel coqueluche est recommandé à 25 ans, notamment avant un projet de grossesse ou en contact avec des nourrissons. La coqueluche, souvent bénigne chez l’adulte, peut être grave voire mortelle chez le nouveau-né.
La vaccination contre la grippe saisonnière est recommandée chaque année dès 65 ans et pour les personnes atteintes de maladies chroniques. Le diabète, l’insuffisance cardiaque ou respiratoire augmentent le risque de complications graves liées à la grippe.
Le vaccin contre le zona est proposé entre 65 et 74 ans pour prévenir cette infection douloureuse et ses complications. Le zona résulte de la réactivation du virus de la varicelle et peut entraîner des douleurs chroniques invalidantes.
Le rattrapage de la vaccination contre le papillomavirus humain est désormais possible jusqu’à 26 ans pour les personnes non vaccinées dans l’enfance. Cette vaccination offre une protection contre les cancers liés au papillomavirus, notamment le cancer du col de l’utérus.
Populations spécifiques : grossesse, immunodépression, professionnels exposés
- Femmes enceintes : la vaccination contre la coqueluche est recommandée à chaque grossesse, idéalement entre 20 et 36 semaines d’aménorrhée. Elle protège le nouveau-né durant ses premiers mois de vie. La vaccination contre la grippe saisonnière est également recommandée quel que soit le trimestre de grossesse
- Personnes immunodéprimées : les schémas vaccinaux doivent être adaptés et des doses supplémentaires sont parfois nécessaires pour obtenir une protection suffisante. Les vaccins vivants atténués sont contre-indiqués. Une consultation spécialisée est indispensable pour définir le calendrier approprié
- Professionnels de santé et de la petite enfance : des obligations vaccinales renforcées s’appliquent, incluant l’hépatite B, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, et parfois la typhoïde selon les services. Ces mesures protègent à la fois les soignants et les personnes vulnérables qu’ils prennent en charge
- Patients atteints de maladies chroniques : la vaccination contre le pneumocoque est recommandée en cas d’insuffisance cardiaque, respiratoire, de diabète ou d’asplénie. Ces pathologies augmentent le risque d’infections graves à pneumocoque
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Situations particulières : rattrapage, voyages et cas spéciaux
Rattrapage vaccinal chez l’adulte : il n’est jamais trop tard
Un retard dans le calendrier vaccinal ne nécessite pas de tout recommencer. Le principe du rattrapage consiste à reprendre la vaccination là où elle a été interrompue, en respectant les intervalles minimaux entre les doses.
Un adulte n’ayant jamais été vacciné peut bénéficier d’un schéma complet adapté à son âge et à son état de santé. Il n’y a pas de délai maximal au-delà duquel il serait trop tard pour se protéger.
Le médecin traitant, le pharmacien ou une sage-femme peuvent évaluer le statut vaccinal et proposer un plan de rattrapage personnalisé. En l’absence de carnet de vaccination, une sérologie peut parfois déterminer le niveau de protection existant pour certaines maladies comme l’hépatite B ou la rougeole.
Vaccinations pour les voyageurs internationaux
Certaines destinations imposent ou recommandent des vaccinations spécifiques en fonction des risques sanitaires locaux. Une consultation de médecine des voyages permet d’établir un programme adapté à votre itinéraire.
- Fièvre jaune : obligatoire pour entrer dans certains pays d’Afrique et d’Amérique du Sud. La vaccination ne peut être réalisée que dans un centre agréé qui délivre un certificat international
- Hépatite A : recommandée pour les voyages dans des pays où l’hygiène alimentaire et l’eau peuvent poser problème
- Typhoïde : conseillée pour les séjours prolongés en zone d’endémie, particulièrement en Asie et en Afrique
- Encéphalite à tiques : recommandée pour les séjours en zone rurale ou forestière d’Europe centrale et orientale, ainsi que d’Asie
- Rage : vaccination préventive conseillée pour les voyages aventureux ou prolongés en zone à risque, notamment en cas de contact possible avec des animaux
- Méningocoque ACWY : obligatoire pour les pèlerins se rendant à La Mecque et recommandée pour certaines régions d’Afrique subsaharienne
La consultation de médecine des voyages doit idéalement avoir lieu entre quatre et six semaines avant le départ pour respecter les délais d’immunisation. Certains vaccins nécessitent plusieurs injections espacées ou un temps de réponse immunitaire avant d’être pleinement efficaces.
Qui peut vacciner en 2026 ?
Les compétences vaccinales se sont élargies ces dernières années pour faciliter l’accès à la vaccination et améliorer la couverture vaccinale de la population.
- Médecins généralistes et spécialistes : peuvent administrer tous les vaccins du calendrier vaccinal
- Pédiatres : assurent la vaccination des enfants et des adolescents selon le calendrier en vigueur
- Sages-femmes : peuvent vacciner les femmes, les nouveau-nés et l’entourage proche, notamment dans le cadre du suivi de grossesse
- Pharmaciens : peuvent réaliser la vaccination contre la grippe, la COVID-19, et progressivement d’autres vaccins selon les régions et les autorisations en vigueur
- Infirmiers : peuvent vacciner sur prescription médicale ou dans le cadre de protocoles de coopération définis
- Centres de vaccination publics : offrent un accès gratuit pour certaines vaccinations, notamment dans les centres de protection maternelle et infantile
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Questions pratiques : remboursement, effets secondaires et carnet de vaccination
Remboursement et prise en charge des vaccins
Les vaccins obligatoires sont pris en charge à 65 % par l’Assurance Maladie, le reste étant généralement couvert par les complémentaires santé. Cette prise en charge concerne à la fois l’achat du vaccin en pharmacie et l’acte d’injection réalisé par le professionnel de santé.
Certains vaccins recommandés bénéficient également d’un remboursement, notamment la grippe pour les populations cibles, le papillomavirus humain et le zona. Les modalités de remboursement peuvent varier selon l’âge et les situations particulières.
Les vaccins pour voyages internationaux ne sont généralement pas remboursés, sauf exceptions dans certaines situations professionnelles. Le coût de la consultation de médecine des voyages et des vaccins reste à la charge du patient ou de sa mutuelle selon les contrats souscrits.
Effets secondaires : distinguer réactions courantes et complications rares
La plupart des vaccins provoquent des réactions légères et temporaires qui témoignent de la mise en route du système immunitaire. Ces manifestations sont normales et disparaissent spontanément.
Réactions fréquentes et bénignes :
- Douleur, rougeur ou gonflement au point d’injection durant 24 à 48 heures
- Fièvre modérée et fatigue passagère dans les jours suivant l’injection
- Douleurs musculaires légères
- Ces réactions témoignent de la réponse immunitaire normale et ne nécessitent généralement aucun traitement spécifique
Complications rares nécessitant une consultation :
- Fièvre élevée persistante au-delà de 39°C pendant plus de 48 heures
- Réaction allergique avec urticaire, difficultés respiratoires ou gonflement du visage
- Convulsions fébriles chez le nourrisson
- Symptômes neurologiques inhabituels
La balance bénéfice-risque reste largement favorable à la vaccination. Les complications graves sont exceptionnelles, tandis que les maladies prévenues peuvent entraîner des séquelles importantes, des hospitalisations prolongées ou des décès.
Le carnet de vaccination électronique : un suivi simplifié
Le carnet de vaccination électronique se généralise progressivement en 2026, intégré au dossier médical partagé. Il permet de centraliser l’historique vaccinal, de recevoir des rappels automatiques et de faciliter le partage d’informations entre professionnels de santé.
Ce système évite les pertes de carnets papier et garantit un suivi plus fiable des vaccinations reçues tout au long de la vie. Les professionnels de santé peuvent y accéder avec votre accord pour vérifier votre statut vaccinal.
En attendant sa généralisation complète, conserver une trace écrite des vaccinations reste indispensable. Le carnet de santé pour les enfants et le carnet de vaccination papier pour les adultes doivent être soigneusement conservés, notamment pour les voyages internationaux ou les obligations professionnelles.
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FAQ
Peut-on faire plusieurs vaccins le même jour ?
Oui, il est possible et courant d’administrer plusieurs vaccins lors d’une même consultation, sur des sites d’injection différents. Cette pratique n’augmente pas les risques d’effets secondaires et permet de respecter le calendrier vaccinal sans multiplier les rendez-vous. Les nourrissons reçoivent régulièrement plusieurs vaccins simultanément selon le calendrier en vigueur.
Que faire en cas de retard dans le calendrier vaccinal ?
Un retard ne nécessite pas de recommencer toute la vaccination. Il suffit de reprendre le calendrier là où il a été interrompu, en respectant les intervalles minimaux entre les doses. Consultez un professionnel de santé pour établir un plan de rattrapage adapté à votre situation. Chaque dose administrée compte et contribue à la protection immunitaire.
Les vaccins sont-ils tous remboursés par l’Assurance Maladie ?
Les vaccins obligatoires et la plupart des vaccins recommandés sont remboursés à 65 % par l’Assurance Maladie, le complément étant généralement pris en charge par les mutuelles. Pour les voyages internationaux, ils restent le plus souvent à votre charge, sauf dans certaines situations professionnelles spécifiques.
Combien de temps avant un voyage faut-il se faire vacciner ?
Idéalement entre quatre et six semaines avant le départ pour permettre au système immunitaire de développer une protection complète. Certains vaccins nécessitent plusieurs doses espacées. Une consultation tardive reste néanmoins utile : certaines protections peuvent être mises en place même peu de temps avant le départ, offrant une immunité partielle rapidement.
Peut-on se faire vacciner en cas de rhume ou de petite infection ?
Une infection mineure sans fièvre ne contre-indique généralement pas la vaccination. En revanche, en cas de fièvre élevée ou d’infection aiguë, il est préférable de reporter la vaccination de quelques jours. Votre professionnel de santé évaluera la situation et décidera du moment opportun pour procéder à l’injection.
Les femmes enceintes peuvent-elles se faire vacciner ?
Certains vaccins sont recommandés pendant la grossesse, notamment contre la coqueluche et la grippe saisonnière. Les vaccins vivants atténués sont en revanche contre-indiqués. Parlez-en à votre médecin ou votre sage-femme qui adaptera les recommandations vaccinales à votre situation et au trimestre de grossesse.
Où retrouver son historique vaccinal en cas de perte du carnet ?
Contactez votre médecin traitant qui conserve généralement une trace de vos vaccinations dans votre dossier médical. Les pharmacies où vous avez acheté vos vaccins peuvent également avoir gardé un historique. Le carnet de vaccination électronique, progressivement déployé, facilitera ce suivi à l’avenir. En dernier recours, une sérologie peut déterminer votre statut immunitaire pour certaines maladies.
Sources
- Ministère de la Santé et de la Prévention
- Haute Autorité de Santé
- Assurance Maladie (ameli.fr)
- Santé publique France
- Société française de pédiatrie
Cet article a une vocation purement informative. Il ne se substitue pas à l’avis d’un professionnel de santé. En cas de symptômes ou de doute, consultez votre médecin.


