maladie de verneuil
Dermatologie

Maladie de Verneuil : définition, symptômes et diagnostic

Article rédigé par l’équipe éditoriale Doctoome · Dernière mise à jour : 19/05/2026

Vous souffrez de nodules douloureux qui reviennent régulièrement aux aisselles, à l’aine ou sous les seins ? Ces lésions s’accompagnent parfois d’écoulements et laissent des cicatrices ? Après plusieurs consultations, vous n’avez peut-être pas encore obtenu de diagnostic clair.

Ces symptômes peuvent correspondre à la maladie de Verneuil, une affection inflammatoire chronique encore trop méconnue. Cette pathologie touche des milliers de personnes en France, mais le diagnostic est souvent posé tardivement, après plusieurs années d’errance médicale.

La maladie de Verneuil, également appelée hidrosadénite suppurée par les médecins, est une maladie inflammatoire de la peau qui touche les zones riches en glandes sudoripares et en follicules pileux. Elle se manifeste par des nodules douloureux, des abcès récurrents et parfois des tunnels sous la peau, principalement localisés aux plis du corps.

Cet article vous aide à comprendre ce qu’est réellement la maladie de Verneuil, à reconnaître ses symptômes caractéristiques et à savoir vers quel professionnel vous orienter pour obtenir un diagnostic fiable et une prise en charge adaptée.

Qu’est-ce que la maladie de Verneuil ?

Une maladie inflammatoire chronique de la peau

La maladie de Verneuil est une affection inflammatoire chronique qui affecte les zones du corps où se trouvent des glandes sudoripares apocrines. Ces glandes produisent une sueur particulière, différente de la transpiration classique. Elles se situent principalement aux plis du corps.

Les zones les plus fréquemment touchées sont :

  • Les aisselles
  • Les aines et la région génitale
  • La zone périnéale, entre les organes génitaux et l’anus
  • Sous les seins chez les femmes
  • Les fesses
  • L’arrière des oreilles
  • La nuque, plus rarement

Le mécanisme de la maladie débute au niveau des follicules pileux, ces petites structures de la peau d’où poussent les poils. Ces follicules se bouchent, ce qui provoque une réaction inflammatoire en profondeur dans la peau.

Cette inflammation entraîne la formation de nodules, c’est-à-dire des boules dures et douloureuses sous la peau. Ces nodules peuvent ensuite évoluer en abcès, des poches remplies de liquide qui peuvent s’ouvrir spontanément et laisser s’écouler du pus ou un liquide clair.

Il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas d’une simple infection cutanée ni de furoncles ordinaires. La maladie de Verneuil est une maladie auto-inflammatoire. Cela signifie que le système immunitaire réagit de façon excessive sans qu’il y ait nécessairement de microbe en cause au départ.

Hidrosadénite suppurée : le nom médical officiel

Les médecins utilisent le terme hidrosadénite suppurée pour désigner cette maladie. Ce nom vient du grec et du latin : hidros signifie sueur, adénite désigne une inflammation des glandes, et suppurée fait référence à la production de pus. La maladie porte le nom de Verneuil en hommage au chirurgien français Aristide Verneuil qui l’a décrite au 19ème siècle.

Causes et facteurs de risque

Les mécanismes précis de la maladie de Verneuil ne sont pas encore totalement élucidés par la recherche médicale. Les scientifiques savent qu’il existe une composante génétique importante. Environ un tiers des patients ont un membre de leur famille également touché par cette pathologie.

Plusieurs facteurs de risque ont été identifiés et peuvent favoriser l’apparition ou l’aggravation de la maladie :

L’âge : la maladie débute généralement après la puberté, le plus souvent entre 20 et 40 ans. Les premiers symptômes apparaissent rarement avant l’adolescence ou après 50 ans.

Le sexe : la maladie de Verneuil est plus fréquente chez les femmes, mais les hommes peuvent également être touchés. Certaines études suggèrent que les formes sévères seraient plus fréquentes chez les hommes.

Le tabagisme : c’est un facteur aggravant majeur. La grande majorité des patients atteints de maladie de Verneuil sont fumeurs ou anciens fumeurs. Le tabac semble jouer un rôle dans le déclenchement et l’aggravation des symptômes.

Le surpoids : un excès de poids peut favoriser l’apparition de la maladie et aggraver les symptômes, notamment en augmentant les frottements au niveau des plis cutanés.

Les antécédents familiaux : comme mentionné, il existe une prédisposition génétique dans certains cas. Si un membre de votre famille proche est atteint, votre risque est augmenté.

Le stress : bien qu’il ne soit pas une cause directe, le stress peut déclencher ou aggraver les poussées inflammatoires chez certaines personnes.

Il est essentiel de déconstruire certaines idées reçues sur cette maladie :

  • Ce n’est pas une infection sexuellement transmissible
  • Ce n’est pas lié à un manque d’hygiène corporelle
  • Ce n’est pas contagieux, vous ne pouvez pas le transmettre à d’autres personnes
  • Ce n’est pas dû à un problème de transpiration excessive

Ces fausses croyances peuvent être source de stigmatisation et de culpabilité pour les patients. La maladie de Verneuil est une pathologie inflammatoire dont vous n’êtes pas responsable.

Comment reconnaître les symptômes de la maladie de Verneuil ?

Les signes caractéristiques au stade précoce

Les premiers symptômes de la maladie de Verneuil sont souvent confondus avec d’autres problèmes cutanés, ce qui explique le retard fréquent au diagnostic.

Le signe initial le plus caractéristique est l’apparition de nodules sous-cutanés. Ce sont des boules douloureuses situées sous la peau, de couleur rouge ou violacée. Elles sont chaudes au toucher et peuvent mesurer de la taille d’un pois à celle d’une balle de golf.

La douleur est souvent importante, parfois pulsatile, donnant une sensation de battement. Cette douleur peut gêner considérablement les mouvements quotidiens : lever le bras si le nodule est à l’aisselle, marcher si la lésion se situe à l’aine. Ces nodules apparaissent dans des localisations typiques, toujours au niveau des plis du corps : aisselles, aines, zone entre les fesses et les organes génitaux, sous les seins chez les femmes.

L’évolution de ces nodules est variable. Certains disparaissent spontanément en quelques jours ou quelques semaines, sans laisser de trace importante. D’autres évoluent vers la formation d’abcès. Un abcès est une poche de liquide qui peut s’ouvrir spontanément à la surface de la peau. Il laisse alors s’écouler un liquide purulent, jaunâtre, ou parfois un liquide séreux plus clair. Cet écoulement peut être malodorant.

L’évolution vers un stade avancé

Sans traitement approprié, la maladie peut évoluer vers des formes plus sévères avec des complications.

Des tunnels se forment sous la peau, reliant plusieurs lésions entre elles. Ces trajets fistuleux sont palpables sous la peau comme des cordons durs. Ils peuvent s’étendre sur plusieurs centimètres.

Des cicatrices épaisses apparaissent progressivement. Elles sont en relief, parfois rétractiles, c’est-à-dire qu’elles tirent sur la peau et limitent les mouvements. Ces cicatrices peuvent devenir très étendues et défigurantes.

Des cordes fibreuses se développent sous la peau, créant une texture irrégulière et dure au toucher. Ces zones fibrosées sont le résultat de l’inflammation chronique et des cicatrisations successives.

Les écoulements deviennent parfois chroniques, avec un suintement permanent au niveau de certaines lésions. Cela nécessite le port de pansements ou de protections, avec un impact majeur sur la vie quotidienne.

Pour aider les médecins à évaluer la sévérité de la maladie, une classification en trois stades existe :

  • Stade 1 : nodules isolés, sans tunnels ni cicatrices importantes. Les lésions sont espacées et ne forment pas de réseau.
  • Stade 2 : nodules récurrents avec début de formation de tunnels et présence de cicatrices. Une ou plusieurs zones sont touchées mais restent séparées.
  • Stade 3 : lésions étendues, multiples tunnels interconnectés, cicatrices importantes sur toute une zone anatomique. L’atteinte est diffuse et sévère.

L’impact sur la qualité de vie

Au-delà des symptômes physiques, la maladie de Verneuil a un retentissement majeur sur la vie quotidienne et psychologique.

La douleur chronique limite les activités quotidiennes. Les mouvements simples comme s’habiller, marcher, lever les bras deviennent difficiles lors des poussées. Certains patients décrivent une douleur permanente, même entre les épisodes aigus.

La gêne vestimentaire est importante. Les frottements des vêtements sur les lésions aggravent la douleur et l’inflammation. Il devient nécessaire de porter des vêtements amples, ce qui peut être difficile dans un contexte professionnel.

L’impact psychologique est considérable. La honte liée aux écoulements, aux odeurs, à la localisation intime des lésions entraîne souvent un isolement social. Les relations intimes peuvent être affectées. L’estime de soi diminue.

L’absentéisme professionnel ou scolaire lors des poussées est fréquent. La douleur et la fatigue liée à l’inflammation chronique rendent parfois impossible le maintien d’une activité normale.

Quand faut-il consulter ?

Certains signes doivent vous alerter et vous conduire à consulter rapidement un médecin.

L’apparition de nodules douloureux récurrents aux plis est le premier signal d’alerte. Si vous constatez que ces boules reviennent plusieurs fois au même endroit, une consultation s’impose.

Des lésions qui reviennent toujours au même endroit après plusieurs épisodes doivent faire évoquer la maladie de Verneuil plutôt que de simples furoncles isolés.

Un écoulement persistant d’une lésion cutanée, surtout s’il est récurrent ou chronique, nécessite un avis médical. Une douleur qui limite vos mouvements ou vos activités quotidiennes justifie une consultation rapide. Vous ne devez pas vivre avec une douleur invalidante sans chercher de solution.

La présence de fièvre associée aux lésions cutanées peut signaler une surinfection et nécessite une prise en charge urgente.

L’extension des lésions ou l’apparition de nouvelles zones touchées indique une évolution de la maladie qui doit être évaluée par un spécialiste.

Un diagnostic précoce permet de mettre en place une prise en charge adaptée qui peut ralentir l’évolution de la maladie et limiter les complications. Plus la maladie est prise en charge tôt, meilleurs sont les résultats thérapeutiques et moindre est le risque de séquelles importantes. Il est important de ne pas confondre la maladie de Verneuil avec d’autres affections cutanées plus banales : de simples furoncles isolés qui ne récidivent pas au même endroit, des kystes sébacés, des infections cutanées banales, ou des ganglions inflammatoires.

Seul un médecin peut poser le diagnostic de maladie de Verneuil, principalement par l’examen clinique et l’analyse de l’historique des lésions.

Diagnostic et prise en charge de la maladie de Verneuil

Quel médecin consulter et comment se fait le diagnostic ?

Le parcours de soins débute généralement par une consultation chez le médecin généraliste. C’est souvent le premier professionnel de santé que vous consultez lorsque les symptômes apparaissent.

Votre médecin traitant peut suspecter la maladie de Verneuil en examinant vos lésions et en écoutant l’historique de vos symptômes. Il vous orientera alors vers un dermatologue pour confirmation du diagnostic.

Le dermatologue est le spécialiste de référence pour diagnostiquer et suivre la maladie de Verneuil. Ce médecin spécialiste des maladies de la peau possède l’expertise nécessaire pour reconnaître cette pathologie et la différencier d’autres affections cutanées.

Certains dermatologues se sont particulièrement spécialisés dans la prise en charge de la maladie de Verneuil et peuvent offrir une expertise encore plus pointue.

Le diagnostic repose principalement sur l’examen clinique. Le dermatologue examine attentivement vos lésions, leur localisation, leur aspect et leur évolution. Il recherche les signes caractéristiques : nodules récurrents, tunnels sous-cutanés, cicatrices typiques.

L’interrogatoire médical est une étape essentielle. Le médecin vous pose des questions détaillées sur l’historique de vos symptômes : depuis quand les lésions sont-elles apparues, à quelle fréquence reviennent-elles, quelles zones sont touchées, y a-t-il des antécédents familiaux.

Il n’existe pas d’examen sanguin ou d’imagerie systématique pour diagnostiquer la maladie de Verneuil. Le diagnostic est avant tout clinique, basé sur l’observation et l’expérience du médecin.

Dans certains cas, un prélèvement bactériologique peut être réalisé si le médecin suspecte une infection associée. Cet examen permet d’identifier les bactéries présentes et d’adapter le traitement antibiotique si nécessaire.

Rarement, une biopsie cutanée peut être effectuée pour éliminer d’autres maladies qui pourraient ressembler à la maladie de Verneuil. Cet examen consiste à prélever un petit fragment de peau pour l’analyser au microscope.

Malheureusement, le diagnostic est souvent posé avec retard. De nombreux patients consultent plusieurs médecins pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, avant d’obtenir le bon diagnostic. Cette errance médicale s’explique par la méconnaissance de la maladie et sa confusion fréquente avec d’autres problèmes cutanés.

Les grandes orientations thérapeutiques

Cette section présente les types de traitements existants de façon générale. Seul votre médecin peut déterminer la stratégie adaptée à votre situation personnelle.

Les objectifs du traitement sont multiples. Il s’agit de contrôler l’inflammation et de réduire la fréquence et l’intensité des poussées. Le traitement vise également à soulager la douleur qui peut être très invalidante.

Limiter l’évolution de la maladie et prévenir les complications comme la formation de tunnels et de cicatrices étendues est un objectif important. Enfin, améliorer votre qualité de vie globale est au cœur de la prise en charge.

Plusieurs familles de traitements existent, utilisées seules ou en combinaison selon la sévérité de votre maladie.

Les traitements locaux comprennent des antiseptiques pour nettoyer les lésions et limiter la prolifération bactérienne, ainsi que des antibiotiques en application locale pour les formes légères.

Les traitements antibiotiques par voie orale sont utilisés pour les formes modérées. Ils agissent à la fois sur l’inflammation et sur les bactéries qui peuvent coloniser les lésions.

Les traitements anti-inflammatoires visent à réduire l’inflammation qui est au cœur du mécanisme de la maladie. Différentes molécules peuvent être proposées selon votre situation.

Les biothérapies sont des traitements injectables plus récents qui ciblent spécifiquement certaines molécules impliquées dans l’inflammation. Ils sont réservés aux formes modérées à sévères qui n’ont pas suffisamment répondu aux autres traitements.

La chirurgie peut être proposée pour retirer les lésions étendues, les tunnels ou les zones très cicatricielles. Différentes techniques chirurgicales existent, du simple drainage d’abcès à l’excision large de zones touchées.

Le choix du traitement dépend de nombreux facteurs : la sévérité de votre maladie selon la classification en stades, son évolution dans le temps, votre réponse aux traitements précédents si vous en avez déjà reçus, et votre situation personnelle.

Vivre au quotidien avec la maladie de Verneuil

Au-delà des traitements médicaux, certaines mesures d’accompagnement peuvent aider à mieux vivre avec la maladie. Elles doivent toujours être discutées avec votre médecin.

L’arrêt du tabac est fortement recommandé. Le tabagisme est un facteur aggravant majeur de la maladie. Un accompagnement médical pour arrêter de fumer peut vous être proposé, car cet arrêt peut améliorer significativement l’évolution de votre maladie.

La gestion du poids, si nécessaire, peut aider à réduire les frottements au niveau des plis et à améliorer les symptômes. Votre médecin peut vous orienter vers un accompagnement nutritionnel adapté.

Le port de vêtements amples et en matières naturelles limite les frottements et l’irritation des zones touchées. Évitez les vêtements serrés et les matières synthétiques qui favorisent la macération.

La gestion du stress peut être bénéfique, car le stress peut déclencher ou aggraver les poussées chez certaines personnes. Des techniques de relaxation, de méditation ou un accompagnement psychologique peuvent être utiles.

Un soutien psychologique est souvent nécessaire face à l’impact important de la maladie sur la qualité de vie. N’hésitez pas à en parler à votre médecin qui peut vous orienter vers un psychologue ou un psychiatre.

Un suivi dermatologique régulier est indispensable. Des consultations périodiques permettent d’adapter le traitement selon l’évolution de votre maladie et de prévenir les complications. Ce suivi au long cours est la clé d’une prise en charge réussie.

Le dermatologue est le spécialiste de référence pour diagnostiquer et suivre la maladie de Verneuil. Pour trouver un professionnel de santé près de chez vous, consultez www.doctoome.com.

Questions fréquentes sur la maladie de Verneuil

La maladie de Verneuil est-elle contagieuse ?

Non, la maladie de Verneuil n’est absolument pas contagieuse. Il ne s’agit pas d’une infection transmissible d’une personne à l’autre par contact cutané, par les vêtements ou par tout autre moyen.

C’est une maladie inflammatoire chronique liée à une réaction excessive du système immunitaire. Vous ne pouvez pas la transmettre à votre entourage, à votre partenaire ou à vos enfants par contact.

La maladie de Verneuil est-elle liée à un manque d’hygiène ?

Non, la maladie de Verneuil n’a aucun rapport avec l’hygiène corporelle. C’est une idée reçue fréquente qui peut être très stigmatisante et culpabilisante pour les patients.

Cette maladie a des causes inflammatoires et génétiques, pas hygiéniques. Une hygiène excessive ou l’utilisation de produits agressifs peuvent même aggraver l’irritation cutanée. Une toilette douce et adaptée est recommandée, mais l’hygiène n’est ni la cause ni la solution de cette pathologie.

Pourquoi ai-je développé cette maladie ?

Les causes exactes ne sont pas totalement comprises par la science médicale actuelle. La maladie de Verneuil résulte d’une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux.

Il existe une prédisposition familiale dans environ un tiers des cas, ce qui suggère une composante héréditaire. Des facteurs comme le tabac, le surpoids ou les hormones peuvent également jouer un rôle dans le déclenchement de la maladie.

Il est important de comprendre que vous n’êtes pas responsable de votre maladie. Elle n’est pas la conséquence d’un comportement fautif ou d’une négligence.

La maladie de Verneuil peut-elle guérir définitivement ?

La maladie de Verneuil est une maladie chronique, ce qui signifie qu’elle évolue sur le long terme. Il n’existe pas actuellement de traitement permettant une guérison définitive avec disparition totale et permanente de la maladie.

En revanche, des traitements efficaces permettent de contrôler les symptômes, de réduire significativement la fréquence et l’intensité des poussées, et d’améliorer considérablement la qualité de vie. Certains patients obtiennent une rémission prolongée, c’est-à-dire une période sans symptômes qui peut durer longtemps.

Puis-je faire quelque chose pour réduire les poussées ?

Certains facteurs modifiables peuvent influencer l’évolution de la maladie. L’arrêt du tabac est la mesure la plus importante, car le tabagisme aggrave nettement les symptômes.

La gestion du poids, la réduction du stress et le port de vêtements amples peuvent également aider. Cependant, ces mesures doivent toujours être discutées et accompagnées par votre médecin dans le cadre d’une prise en charge globale.

Elles ne remplacent pas les traitements médicaux mais les complètent utilement.

Dois-je consulter en urgence si j’ai un nodule douloureux ?

Si c’est votre premier épisode de nodule douloureux aux plis, une consultation rapide chez votre médecin traitant est recommandée pour établir un diagnostic.

Si vous présentez de la fièvre, une douleur intense et brutale, ou une extension rapide des lésions, consultez rapidement car cela peut signaler une surinfection nécessitant un traitement urgent.

Pour un suivi de maladie déjà diagnostiquée avec une poussée habituelle, contactez votre dermatologue qui connaît votre dossier et pourra adapter votre traitement.

Où trouver du soutien et des informations ?

Des associations de patients existent et peuvent vous apporter un soutien précieux. Elles proposent des informations fiables, des groupes de parole et des forums d’échange avec d’autres personnes vivant avec la maladie.

Votre dermatologue peut vous orienter vers ces associations. Le soutien par les pairs est souvent très bénéfique pour mieux comprendre et accepter la maladie.

Conclusion

La maladie de Verneuil est une affection inflammatoire chronique de la peau qui se manifeste par des nodules douloureux récurrents, principalement localisés aux plis du corps. Bien qu’elle soit encore méconnue, cette pathologie touche de nombreuses personnes et peut avoir un impact majeur sur la qualité de vie.

Reconnaître les symptômes caractéristiques est essentiel pour obtenir un diagnostic précoce. Des nodules douloureux qui reviennent régulièrement au même endroit, aux aisselles, aux aines ou sous les seins, doivent vous alerter et vous conduire à consulter.

Le diagnostic est posé par un dermatologue, spécialiste de référence pour cette maladie. Il repose sur l’examen clinique et l’analyse de l’historique de vos symptômes. Une prise en charge précoce permet de limiter l’évolution et les complications.

Des traitements efficaces existent aujourd’hui pour contrôler l’inflammation, réduire les poussées et améliorer votre qualité de vie. La prise en charge est personnalisée selon la sévérité de votre maladie et votre situation personnelle.

N’oubliez pas que cette maladie n’a aucun lien avec l’hygiène, n’est pas contagieuse, et que vous n’en êtes pas responsable. Un accompagnement médical adapté et un suivi régulier sont les clés pour mieux vivre avec cette pathologie chronique.

Sources

  • Haute Autorité de Santé
  • Assurance Maladie
  • Société Française de Dermatologie
  • INSERM
  • Collège National des Enseignants de Dermatologie

Cet article a une vocation purement informative. Il ne se substitue pas à l’avis d’un professionnel de santé. En cas de symptômes ou de doute, consultez votre médecin.

Alice, rédactrice médicale et experte des thématiques de santé sur les maladies chroniques tels que : les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète, la dépression chronique ou encore l’obésité. une source fiable en termes de soins et de bien-être pour le patient.

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