
Boules douloureuses sous les aisselles ou à l’aine qui reviennent : et si c’était la maladie de Verneuil ?
Article rédigé par l’équipe éditoriale Doctoome · Mis à jour le 16 octobre 2026
Des boules douloureuses qui reviennent toujours aux mêmes endroits (aisselles, aine, plis sous les seins, fesses) peuvent être le signe de la maladie de Verneuil, aussi appelée hidradénite suppurée. Cette maladie inflammatoire chronique de la peau touche environ 1 personne sur 100. Elle n’est ni contagieuse ni liée à un manque d’hygiène. Le bon interlocuteur est le dermatologue, qui peut poser le diagnostic sur un simple examen.
L’essentiel en 3 points
- Le signe qui doit alerter : des nodules ou abcès douloureux qui récidivent dans les plis, plusieurs fois par an.
- Le diagnostic prend en moyenne plusieurs années, souvent parce que les poussées sont confondues avec des furoncles.
- Des traitements efficaces existent, y compris des biothérapies pour les formes sévères.

À quoi ressemblent les lésions de la maladie de Verneuil ?
La maladie commence par des nodules sous la peau, douloureux, de la taille d’un petit pois à celle d’une noix. Ils peuvent se transformer en abcès qui s’ouvrent et laissent s’écouler du pus, puis cicatrisent avant de revenir au même endroit.
| Signe | Furoncle classique | Maladie de Verneuil |
|---|---|---|
| Localisation | N’importe où sur le corps | Plis : aisselles, aine, sous les seins, fesses, périnée |
| Évolution | Guérit et ne revient pas au même endroit | Revient au même endroit, plusieurs fois par an |
| Avec le temps | Pas de séquelle | Galeries sous la peau (fistules), cicatrices en cordes |
| Âge de début | Tout âge | Le plus souvent entre la puberté et 40 ans |
Si vous cochez la colonne de droite, parlez-en à un médecin, même si les lésions ont disparu au moment de la consultation. Des photos prises pendant une poussée aident beaucoup au diagnostic.
Pourquoi le diagnostic est-il si long ?
Le délai moyen entre les premiers symptômes et le diagnostic est estimé à environ 7 ans. Les poussées sont souvent traitées une par une comme des furoncles ou des kystes infectés. Beaucoup de patients n’osent pas non plus montrer des lésions situées dans des zones intimes.
Ce retard compte : sans traitement adapté, la maladie peut évoluer vers des formes plus étendues, avec des cicatrices et des douleurs chroniques.
Quels sont les facteurs qui favorisent la maladie ?
La cause exacte n’est pas totalement connue. La maladie est liée à une inflammation du follicule pileux. Certains facteurs augmentent le risque ou aggravent les poussées :
- des antécédents familiaux, retrouvés chez environ un tiers des patients ;
- le tabac, qui est le facteur aggravant le plus documenté ;
- le surpoids, qui augmente les frottements dans les plis.
Les femmes sont plus souvent touchées que les hommes.
Qui consulter et dans quel ordre ?
- Votre médecin traitant, en premier. Il examine les lésions, peut débuter un traitement et vous oriente vers un dermatologue. Passer par lui garantit un meilleur remboursement de la consultation chez le dermatologue.
- Un dermatologue, pour confirmer le diagnostic, évaluer la sévérité et proposer un traitement de fond.
- Un chirurgien (dermatologue, plasticien ou chirurgien digestif selon la zone) si des lésions installées doivent être retirées.
Dans les formes sévères, un suivi en centre hospitalier spécialisé peut être proposé.
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Quels traitements existent ?
Le traitement dépend de la sévérité. Il associe souvent plusieurs approches :
- des soins locaux et des antiseptiques pour les formes légères ;
- des antibiotiques en cure prolongée, pour leur effet anti-inflammatoire ;
- des biothérapies, des médicaments injectables qui ciblent l’inflammation, pour les formes modérées à sévères ;
- la chirurgie, pour retirer les zones atteintes de façon durable ;
- la prise en charge de la douleur, indispensable pendant les poussées.
Arrêter le tabac et, si besoin, perdre du poids améliorent souvent l’efficacité des traitements. Votre médecin peut vous accompagner dans ces démarches.
Vivre avec la maladie de Verneuil
La maladie a un impact réel sur la vie quotidienne, intime et professionnelle. Vous n’êtes pas seul : l’association de patients Solidarité Verneuil informe, oriente et met en relation des personnes concernées.
[Emplacement témoignage : citation d’un patient ou de l’association, issue de vos interviews.]
Questions fréquentes
La maladie de Verneuil est-elle contagieuse ? Non. Elle ne se transmet ni par contact, ni par les vêtements, ni par voie sexuelle.
Est-ce un problème d’hygiène ? Non. C’est une maladie inflammatoire. Une hygiène excessive ou des produits agressifs peuvent même irriter la peau.
Faut-il percer les boules soi-même ? Non. Cela augmente le risque d’infection et de cicatrices. Consultez plutôt pour qu’un médecin évalue la lésion.
Peut-on guérir de la maladie de Verneuil ? C’est une maladie chronique, mais les traitements permettent de réduire fortement les poussées et la douleur. Plus la prise en charge est précoce, meilleurs sont les résultats.
Le rasage ou l’épilation sont-ils en cause ? Ils ne provoquent pas la maladie, mais peuvent irriter des zones déjà touchées. Demandez conseil à votre dermatologue.
Sources : Haute Autorité de Santé · Société Française de Dermatologie · Assurance Maladie, ameli.fr · Solidarité Verneuil
Cet article a une vocation informative et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.


