Site Loader
Blog Doctoome | Stress post-traumatique : les enfants ont souffert du confinement

Une équipe de médecins du CHU de Toulouse a lancé l’étude E-COCCON qui s’achèvera le 3 juillet 2020. Les premiers résultats ont pu être donnés et montrent que certains enfants présentent un stress post-traumatique lié au Covid-19. Un traumatisme qui touche plus d’enfants que prévu.

Des signes précurseurs de stress post-traumatique

Pendant le confinement, le rythme et les habitudes des enfants ont été perturbés. Plus d’école, de sorties, d’activités extra-scolaires, de contact avec des amis. Leur routine habituelle a été complètement cassée.

Comme les adultes, les plus jeunes ont été soumis au stress notamment par le biais des médias qui relataient en boucle des informations anxiogènes sur le Covid-19 et ses morts.

Ces huit semaines inédites ayant été éprouvantes psychologiquement même chez les plus jeunes, une équipe de médecins du CHU de Toulouse a lancé l’étude E-COCCON mi-mai.

Cette enquête concerne les 8-15 ans et finira le 3 juillet 2020.  Elle consiste en un questionnaire téléphonique de 20 minutes lors duquel l’on demande aux enfants et à leurs parents s’ils font des cauchemars, ont des accès de colère, etc. Son objectif ? Evaluer les signes précurseurs de stress post-traumatique liés au Covid-19.

Le syndrôme de la cabane

Même si cette enquête n’est pas encore finie, les premiers résultats sont tombés. Il s’avère que le nombre de formes de stress post-traumatique est plus important que prévu.

Elle montre aussi que « même les enfants qui avaient de « bonne conditions » de confinement, une grande maison, un jardin, des parents attentifs, ont présenté des troubles post-traumatiques » explique Isabelle Claudet, pédiatre, chef du Pôle Enfants de l’hôpital toulousain.

Ainsi, certains enfants sont angoissés et ne veulent plus sortir de chez eux même si la crise sanitaire est derrière eux. Ce symptôme « peut être l’expression d’un stress post-traumatique » rapporte France 3. Il se manifeste par une envie de rester à la maison, lieu où l’enfant se sent en sécurité. Appelé syndrome de la cabane, ce phénomène nécessite un accompagnement psychologique.

Lire l’article : Chaleur et pollution sont dangereux pour la femme enceinte et son bébé

Emilie

Facebook
Youtube
Linkedin
Instagram