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glyphosate

Certains parlent du glyphosate comme d’un poison, d’autres avancent qu’aucune étude n’a réellement montré sa toxicité. Comment s’y retrouver ? Qu’en est-il exactement ?

Une substance cancérogène ?

Le glyphosate est le caillou dans la chaussure du ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert. Emmanuel Macron avait promis, lors de sa campagne, d’interdire cette molécule que l’on trouve dans des centaines d’herbicides, dont le célèbre RoundUp de Monsanto. Mais finalement, après de longs débats à l’Assemblée, son interdiction n’a pas été intégrée au projet de loi « agriculture et alimentation ».

Pourquoi le glyphosate cristallise-t-il à ce point les passions ? Sur quoi se basent ses détracteurs pour demander son interdiction ? Sur un rapport rendu en 2015 par le Centre international de recherches contre le cancer (CIRC), un organisme qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et qui a classé le glyphosate comme « probable cancérogène ». Mais le CIRC n’a jamais évalué les risques de cette molécule sur les populations.

Une récente étude menée par une équipe de l’université de Caen révélait par ailleurs que les additifs associés au glyphosate étaient également hautement toxiques. Ils contiendraient notamment des métaux lourds toxiques, comme l’arsenic ou le plomb.

Les études se contredisent

Mais la quasi-totalité des agences sanitaires qui ont travaillé sur le sujet ne sont pas parvenues à prouver la toxicité du glyphosate. Un document fait d’ailleurs autorité dans le domaine. Il s’agit d’un rapport mené conjointement par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en 2016. Selon ces travaux, il apparaît comme « improbable » que le glyphosate « constitue un risque cancérigène pour les humains ».

Cette substance ne pourrait pas non plus être génotoxique, c’est-à-dire qu’elle ne se serait pas susceptible d’endommager l’ADN. Un avis partagé par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) et l’Agence européenne des produits chimiques (Echa). Qui croire alors ? En novembre dernier, l’Union européenne prenait la décision de renouveler la licence de l’herbicide pour cinq ans.

De son côté le ministre de l’Agriculture a fait savoir qu’une loi serait présentée en 2021, pour respecter la promesse du président de la République. En attendant, l’Institut national de recherches agronomiques (Inra) a été missionné pour mener des recherches sur de possibles alternatives. Actuellement, le glyphosate est l’herbicide le plus répandu au monde. Son prix est peu élevé et son efficacité redoutable.

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Emilie

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