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blues hivernal

Le blues hivernal cela vous parle ? Voici quelques conseils pour tenter de passer à coté et profiter des bons cotés de l’hiver ! 

Un phénomène récurent 

Tous les hivers, c’est la même chose. Vous tournez au ralenti, vous vous sentez fatigué et, surtout, vous avez envie de ne rien faire, vous n’avez pas le moral, vous êtes facilement irritable. Stop ! Vous n’y êtes pour rien ! Ce dont vous souffrez sans le savoir, c’est de « blues hivernal », autrement appelé « déprime saisonnière ».

Ce phénomène n’a rien de marginal, ni d’ailleurs non plus d’anormal. Il toucherait environ 10% de la population, en particulier des femmes. En cause ? Un dérèglement de l’horloge biologique interne, qui souffre du manque de lumière…

De lumière ? Oui, de lumière, et tout particulièrement celle du soleil, qui contribue à synthétiser la vitamine D et régule aussi la production de mélanine. Or, comme en hiver, non seulement les jours raccourcissent, mais le temps grisâtre persistant ajoute à ce manque de lumière, on parle même de carence.

Et justement, pour contrer les effets du blues hivernal, le seul traitement dont les résultats sont prouvés scientifiquement, c’est aussi… l’exposition à la lumière. On parle d’ailleurs de luminothérapie. Si, bien entendu, le traitement idéal consiste à s’exposer à la lumière du soleil au moins 1/2 heure par jour en hiver, tout le monde n’en a pas la possibilité, ne serait-ce encore une fois qu’à cause de la météo. Ainsi, sur une large moitié Nord du pays, pendant les 15 premiers jours de l’année, le soleil n’a percé les nuages que quelques dizaines de minutes, en tout !

blues hivernal

Contre le blues hivernal : de la lumière et encore de la lumière

Heureusement, il existe des solutions techniques parfaitement fiables. Inutile de vous affaler dans un fauteuil la tête sous un lampadaire ou une lampe de bureau. Les lampes que nous utilisons pour éclairer nos pièces ou pour lire, sont infiniment moins lumineuses que la lumière du soleil ! Mais comme nos yeux compensent, en régulant l’ouverture de nos iris, nous ne nous rendons pas compte que nous vivons dans une pénombre relative en hiver. Comparé, bien entendu, à la lumière du soleil.

Heureusement, il existe des lampes dédiées à la luminothérapie. Proposées sous forme de projecteur ou encore, de dalle lumineuse, ces lampes sont effectivement très puissantes :  il faut, idéalement, qu’elles délivrent 10.000 lux  (l’unité de mesure de la lumière) pour être pleinement efficaces. Comptez entre 70 et 200 euros à l’achat, notamment sur Internet, mais aussi chez les pharmaciens qui parfois, proposent des lampes de luminothérapie à la location.

Ensuite, une fois équipé, il vous suffira de vous astreindre à passer 1/2 heure par jour devant la lampe, à quelques poignées de centimètres (suivez les recommandations de la notice de l’appareil), pour obtenir les meilleurs résultats possibles.

Ce qui est gratifiant avec la luminothérapie, c’est la rapidité de ses effets. En quelques jours déjà, la production de mélatonine retrouve des valeurs optimales et produit ses effets sur l’organisme et le sommeil. Attention ! Le succès d’une telle thérapie dépend de la constance dans l’application du « traitement ». Notamment, le choix de l’heure à laquelle vous allez vous exposer à la lampe tous les jours. Là encore, la notice de l’appareil vous donnera des indications, mais sinon le pharmacien ou un médecin généraliste, saura vous conseiller.

L’impacte de vitamines 

Et les vitamines, dans tout ça ? Eh bien figurez-vous qu’elles n’ont pas d’impact sur l’horloge biologique interne. Mais une petite cure de vitamine B et C ne vous fera pas de mal en hiver, afin de stimuler vos défenses immunitaires. Vous pouvez également prendre de la vitamine D, mais il est recommandé d’en parler avec votre pharmacien ou, mieux, votre médecin. Il existe en effet deux dosages, un, faible, adapté à l’auto-médication, l’autre, plus fort, mais sur ordonnance.

Enfin, si le blues vous pèse, avant que tout ces trucs ne produisent leur effet, on vous donne un dernier petit conseil : mangez du chocolat ! Mais pas du chocolat au lait ni des bouchées fourrées riche en magnésium. Et là, pas besoin d’ordonnance, du moment que vous restez raisonnable…

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Emilie

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